STYLES D’APPRENTISSAGE ET DOUBLE ENCODAGE

EDITION 5

Avez-vous entendu parler des styles d’apprentissage ? Cela fait référence à l’idée selon laquelle on pourrait distinguer les individus selon certaines modalités d’enseignement, dont certaines qui seraient plus efficaces pour leur apprentissage. C’est également une perception de l’apprentissage influençant la pratique éducative actuelle et ce à plusieurs niveaux de l’enseignement, avec toute une industrie derrière (Pasher et al., 2008).

Figure 1. Représentation des 4 styles d’apprentissage VARK. Récupéré de https://www.uow.edu.au/student/learning-co-op/effective-‌‌studying/‌‌identify-your-learning-style/

En effet, on retrouve actuellement différents sites faisant appel à ce concept notamment à des fins commerciales, entre autres. Par exemple, certains sites ciblent les enseignant.e.s et affirment l’importance de connaître le style d’apprentissage des élèves pour mettre en place les meilleurs dispositifs d’enseignement (Teach.com, s. d.) tandis que d’autres ciblent les parents et affirment que les styles d’apprentissage optimisent la scolarisation à domicile (Time4Learning, s. d.). Ce concept a une telle influence que même le service national de l’emploi du Canada propose un questionnaire pour déterminer son style d’apprentissage dans le cadre des planifications de carrière (Guichet-Emplois, 2020).

Il existe différents modèles des styles d’apprentissage contenant un nombre variable de styles, mais ici nous aborderons le modèle le plus commun et popularisé par Fleming et Mills en 1992 : « the visual, auditory, and kinesthetic (VAK or VARK) model » (Cuevas & Dawson, 2018) (cf. Figure 1). Dans le modèle VAK tel que décrit par Cuevas et Dawson, les lettres composant l’acronyme définissent chacune une modalité préférentielle de traitement de l’information :

  1. (V) Traitement préférentiel de l’information Visuelle : l’apprentissage serait favorisé par les stimuli visuels, comme les images et les graphiques.
  2. (A) Traitement préférentiel de l’information Auditive : l’apprentissage serait favorisé par les stimuli auditifs, comme les débats et les discussions.
  3. (K) Traitement préférentiel de l’information Kinesthésique : l’apprentissage serait favorisé par les activités manuelles ou corporelles, comme la construction de maquettes ou le jeu d’acteur.

Afin de mettre ce modèle à l’épreuve, Cuevas et Dawson (2018) ont mené une étude expérimentale. Celle-ci se basait sur la vérification de deux prédictions incompatibles en une seule expérience : la prédiction du modèle VAK versus la prédiction de la théorie du double encodage, affirmant toutes les deux la présence de deux types de traitement de l’information fonctionnellement indépendants : un de type visuel et un de type verbal.

L’idée dans la théorie du double encodage est que, d’une part, les informations verbales seraient susceptibles de provoquer une surcharge cognitive qui les empêcherait d’être encodées en mémoire, et d’autre part les informations visuelles seraient traitées de manière séparée sans produire de surcharge cognitive, permettant ainsi de stocker en mémoire à long terme deux représentations (une visuelle et une auditive) d’un même stimulus. De cette manière, le double encodage produirait un meilleur maintien de l’information en mémoire. (Hodes, 1998 ; Sharps & Price, 1992, cités dans Cuevas & Dawson, 2018).

Selon Cuevas et Dawson cela implique deux prédictions contradictoires et incompatibles : le double encodage favoriserait l’appariement des informations verbales (auditives) avec des informations visuelles pour tout.e.s les apprenant.e.s, tandis que le modèle VAK prédit une amélioration des performances uniquement lorsqu’on apparie de l’information visuelle avec des apprenant.e.s visuels d’une part, et l’information verbale (auditive) avec des apprenant.e.s auditifs d’autre part.

Ces chercheurs ont donc identifié les styles d’apprentissage de 204 étudiant.e.s universitaires grâce au « VARK learning styles questionnaire »[1] (Fleming & Mills, 1992, cité dans Cuevas & Dawson, 2018) afin de répondre à deux questions de recherche :

  1. Est-ce que les étudiant.e.s dont les méthodes d’enseignement sont adaptées à leur style d’apprentissage auront de meilleures performances que les étudiant.e.s dont la méthode d’enseignement n’est pas adaptée de la même manière ?
  2. Indépendamment du style d’apprentissage des étudiant.e.s : est-ce que les étudiant.e.s dans la condition d’apprentissage avec méthode visuelle auront de meilleures performances que ceux ou celles dans la condition avec méthode auditive, dû à l’effet additif des informations visuelles qui ne produisent pas de surcharge cognitive tel que prédit par l’effet de double encodage ? [2]

Ensuite, les étudiant.e.s ont participé à une tâche de mémoire implicite (mémorisation de 20 items, il ne leur a pas été demandé explicitement de mémoriser les items) avec des consignes différentes selon la condition qui leur a été attribuée aléatoirement. Ces conditions expérimentales étaient la condition auditive, où on leur a présenté des phrases prononcées à voix haute, et la condition visuelle, où les phrases ont été présentées à voix haute mais en plus on leur a demandé d’imaginer mentalement les scénarios que représentaient ces phrases.

Concernant la première question de recherche, les résultats de l’expérience n’ont pas révélé un effet significatif du style d’apprentissage sur le maintien des informations en mémoire, et aucun des 4 styles d’apprentissage n’a pu prédire les performances des étudiant.e.s.

Leurs résultats ont en plus démontré une meilleure performance dans la tâche de mémoire chez les étudiant.e.s dans la condition visuelle, et ce indépendamment de leur style d’apprentissage (visuel ou auditif, cf. Figure 2), répondant ainsi à la deuxième question de recherche : les informations visuelles apportent bien un effet additif en maintien des informations, en concordance avec l’effet de double encodage et en discordance avec l’hypothèse des styles d’apprentissage.

Figure 2. Moyennes de réponses correctes à la tâche de mémoire (sur 20 items) selon la condition et le style d’apprentissage. Données récupérées de Cuevas et Dawson, 2018, p. 51.

Pour conclure, ce design expérimental contribue à la littérature scientifique soutenant l’effet de double encodage, et contribue également à la vaste littérature qui ne parvient pas à confirmer la validité de l’hypothèse des styles d’apprentissage. Établir une méthode d’enseignement basée sur les styles d’apprentissage serait donc inefficace, et il serait plus avantageux de se servir de l’effet de double encodage pour optimiser l’enseignement (Cuevas & Dawson, 2018).

Mais si le concept de styles d’apprentissage n’est pas basé sur la recherche scientifique, pourquoi est-il si populaire ? Pasher et al. (2008) citent deux raisons possibles : l’attribution de l’échec scolaire au système éducatif (qui n’aurait pas adapté l’enseignement au style d’apprentissage en question) plutôt qu’à l’élève. Une autre raison pourrait être que le fait de s’attribuer une catégorie, de savoir « quel genre de personne nous sommes » serait quelque chose de séduisant.

Qu’en pensez-vous ? Vous aussi vous dites que vous apprenez de manière « très visuelle/auditive » ? Est-ce que ces hypothèses sur le style d’apprentissage ont influencé votre éducation durant votre parcours scolaire ? Pourquoi pensez-vous que cette hypothèse est si populaire ?

T. Diego

Bibliographie

Cuevas, J., & Dawson, B. L. (2018). A test of two alternative cognitive processing models: Learning styles and dual coding. Theory and Research in Education, 16(1), 40-64. https://doi.org/10.1177/1477878517731450

Guichet-Emplois. (2020, 2 octobre). Cernez votre style d’apprentissage. https://www.guichetemplois.gc.ca/seeheardo

Pashler, H., McDaniel, M., Rohrer, D., & Bjork, R. (2008). Learning Styles. Psychological Science in the Public Interest, 9(3), 105-119. https://doi.org/10.1111/j.1539-6053.2009.01038.x

Teach.com. (s. d.). Learning Styles. Consulté 7 novembre 2020, à l’adresse https://teach.com/what/teachers-know/learning-styles/

Time4Learning. (s. d.). Different Learning Styles. Consulté 7 novembre 2020, à l’adresse https://www.time4learning.com/learning-styles/


[1] Traduction de l’auteur : « questionnaire des styles d’apprentissage VARK »

[2] L’hypothèse des chercheurs qui sous-tend cette question est la suivante : les étudiant.e.s dans la condition visuelle auront de meilleures performances indépendamment de leur style d’apprentissage car ils/elles bénéficient d’un traitement verbal ET visuel (addition des deux représentations en mémoire) pour un même stimulus (exemple : lire sur une feuille mot « paragraphe », cela sera traité visuellement et verbalement), contrairement aux étudiant.e.s dans la condition auditive qui ne reçoivent que de l’information verbale (exemple : entendre quelqu’un prononcer le mot « paragraphe »).

COMMENT CULTIVER LE BIEN-ÊTRE

EDITION 3

Maintenant que nous avons bien compris ce qu’est le bien-être, il va de soi que nous nous demandions comment implémenter ou cultiver le bien-être dans nos vies de tous les jours. Étant quelqu’un qui a beaucoup souffert d’anxiété, je suis souvent arrivée au point de me demander s’il était concrètement possible d’être heureux, et si oui, comment faire pour maintenir cet état de bien-être.

La première réalité à laquelle j’ai dû faire face, est que rien n’est permanent, tout est temporaire, et quel que soit l’état dans lequel vous êtes aujourd’hui, que ce soit positif ou négatif, ces émotions ne seront pas constantes. Je me suis donc rendu compte qu’il était impossible de chercher à être constamment heureux. La deuxième, est que tout ne dépendait que de nous-même. Nous devons sortir de nos zones de confort et agir, mettre tout en œuvre pour se sentir mieux et surtout, ne pas mettre notre bien-être dans les mains des autres. Ces deux constats à l’esprit, je me suis mise à essayer plusieurs habitudes que j’ai pu trouver sur internet, en assistant à des conférences, ou simplement des astuces partagées par des amis.

Voici celles qui ont été le plus efficace pour moi :

1. Vivre le moment présent

C’est le fait d’être présent et conscient des moments que vous vivez. Combien de fois ne me suis-je pas surprise en train de penser au futur ou au passé, laissant l’instant présent m’échapper ? Beaucoup trop. Sans y croire vraiment, j’ai commencé à faire de la méditation 3 fois par semaine, et à être reconnaissante tous les jours. J’écrivais dans mon journal 5 choses pour lesquelles j’étais reconnaissante chaque jour. Peu de temps après, j’ai commencé à remarquer les bienfaits dont je bénéficiais au quotidien : j’avais commencé à prendre le temps d’être reconnaissante, de méditer et de vivre pleinement ces instants. Cultiver la gratitude, la curiosité et la méditation quotidiennement vous aiderons à cultiver votre bien-être j’en suis certaine. 

2. Soyez vous-même

Nous avons souvent tendance à nous plier aux exigences du monde extérieur pour être acceptés, trouver sa place ou simplement parce que nous pensons que nous ne méritons pas d’être aimés ou appréciés à notre juste valeur. Ce fut mon cas pendant plusieurs années, je ne pensais pas mériter l’attention de qui que ce soit, alors j’endossais un masque sans même plus m’en rendre compte. Avec le temps, je dois l’avouer, je n’étais pas heureuse. J’ai donc su que je devais être moi-même et tant pis pour celui à qui cela déplaisait, tant que je ne fais de mal à personne volontairement. J’ai commencé à m’aimer moi-même, à me pardonner et à prendre mes responsabilités, et ce fut le début d’un énorme changement. Faire la paix avec moi-même m’a apporté un niveau de sérénité que je n’avais pas encore connu jusque-là, je me sentais simplement bien, heureuse avec moi-même. Vous pouvez faire une liste de vos qualités et vos défauts et déconstruire chaque terme de cette liste pour mieux comprendre qui vous êtes, pourquoi vous êtes comme cela et apprécier chaque trait de votre personnalité à sa juste valeur.

3. Un esprit sain dans un corps sain

 Je pense que vous avez entendu ce conseil des centaines de fois, mais je me permets de le répéter ici. Changer mon alimentation et mon style de vie a été une des meilleures décisions que j’ai pu prendre ces dernières années. Je suis passée de la fidèle abonnée Uber eats à la bobo parisienne par excellence, mais je suis aussi passée d’une fatigue physique et mentale constante à laquelle je remédiais par 6 cafés et un Red bull par jour, à être pleine d’énergie constamment. Dormez assez, et à des heures régulières, bougez tous les jours, et mangez équilibré. Rien de nouveau mais je pense que c’est important de le rappeler.

4. Cultivez votre spiritualité

Que vous soyez croyant ou non, vous pouvez implémenter de la spiritualité dans votre quotidien. Une amie m’a dit une fois que la spiritualité est une source d’alimentation abstraite, à l’image du ciel, infini et beau peu importe le climat. Personnellement, je l’associe au cœur car à mon sens c’est le siège de l’âme, mais c’est également le symbole même de l’amour et de la tendresse qui pour moi sont les fondements de la spiritualité. Elle repose sur un ressenti profond, l’expression d’un amour Inconditionnel et Universel, qui nous permet de vivre la vie sereinement et d’expérimenter un réel bien-être. La spiritualité permet également d’apporter un sens à la vie. Pourquoi sommes-nous ce que nous sommes, des êtres fait de chair et de sang, dotés de cet esprit surprenant ? Quel est le but de notre existence. Répondre à ces questions et m’y rattacher m’a permis de voir plus clair dans les moments les plus sombres de ma vie.

5. Entourez-vous des bonnes personnes

Qu’est-ce qu’une bonne personne concrètement ? Pour répondre à cette question, il me faut bien plus qu’un article, mais je peux tout de même pointer ici quelques caractéristiques qui se rapprocheraient d’une personne qui serait bonne à nos côtés. J’ai eu la chance de pouvoir trouver dans mon entourage des personnes de confiance, bienveillantes et inspirantes qui m’ont toujours poussé à donner le meilleur de moi-même. Mais cela n’a pas toujours été le cas. Comment faire lorsqu’une personne au comportement toxique vient à partager notre quotidien ? Au lieu de chercher à les remplacer par des personnes plus positives, vous pouvez accepter leur présence dans votre vie, ainsi que le fait qu’elles ne joueront pas le rôle de ‘supporter’. Vous ne pouvez pas contrôler comment les gens agissent avec vous, ou ce qu’ils vous disent, mais vous pouvez décider de l’importance que vous allez leur accorder dans votre vie, ainsi qu’à leurs propos, et leurs actions.

6. Lâcher prise

Savoir lâcher prise c’est accepter ses limites, en s’épargnant les pensées parasites et en évitant de se mettre une pression inutile. Les pensées parasites englobent tout ce qui vous empêche en quelques sortes de vous rattacher au moment présent, toutes les inquiétudes ou les regrets qui viennent parasiter votre esprit. Pour ma part, j’essaye maintenant de prendre chaque jour comme il vient en me fixant un objectif réalisable par jour et par semaine. Je me suis également mise à la visualisation. Fermez les yeux, détendez-vous et concentrez-vous quelques instants sur votre respiration abdominale. Imaginez votre ventre qui se gonfle puis se dégonfle au rythme de votre respiration. Maintenant que vous avez atteint un état plus serein, visualisez ou imaginez positivement la situation qui a provoqué en vous ce mal-être. Soyez à l’écoute de votre corps et de vos sensations. Une fois que vous êtes dans un état plus serein, rouvrez les yeux.

A l’image d’un cercle vertueux, ces habitudes et pleins d’autres que je n’ai pas citées, peuvent vous procurer un véritable sentiment de bien-être lorsqu’elles sont pratiquées régulièrement. Je vous invite à partager avec nous sur notre compte instagram Bepsyel_ulb ce qui vous aide à cultiver votre bien-être tous les jours, ainsi que ce qui vous aide à vivre une vie heureuse en nous taguant ou en nous envoyant un message privé ! Vous pouvez également choisir une des astuces ci-dessus et l’appliquer pendant une vingtaine de jours, et nous parler ensuite du résultat 😉

K. Merry

CAFÉ POUR MIEUX CONSOLIDER

EDITION 2

Si vous êtes étudiant, fortes sont les chances que vous ayez vu augmenter le nombre de personnes autour de vous qui boivent du café, notamment en période de blocus. Vous faites même, peut-être, partie d’une de ces personnes ! Le café, ça réveille. Mais quelle est la relation entre la caféine et la mémoire lors de l’étude ? 

Des expérimentateurs ont réalisé leur recherche sur l’effet que la consommation de caféine a sur la mémoire sachant que des études précédentes avaient conclu que la caféine n’a pas d’effet sur la mémoire à long terme. 

Ce qui différait dans ces recherches précédentes était que la consommation de caféine était réalisée avant les apprentissages, alors que dans l’étude de Borota et al. (2014, p. 201) elle a été réalisée immédiatement après l’apprentissage. Les résultats des chercheurs suggèrent que lorsque la caféine est consommée après l’étude, elle améliore la consolidation[1] mnésique (Borota et al., 2014, p. 201). 

Ces chercheurs sont arrivés à cette conclusion grâce à une expérience où les participants ont étudié des images d’objets, et ont ensuite consommé 200 mg de caféine ou de placebo. L’encodage mnésique (étude) des images a été forcé à l’insu des participants à travers une tâche de discrimination à l’intérieur/à l’extérieur, où l’on présente au participant l’image d’un objet et il doit indiquer si cet objet se trouverait à l’intérieur (ex. un canapé) ou à l’extérieur (ex. un arbre). 

Leur performance de reconnaissance a été évaluée 24 heures après, en utilisant les objets qui leur avaient été présentés la veille mais en leur présentant également des leurres similaires et des distracteurs complètement différents. Leurs résultats ont montré une meilleure performance chez les participants ayant reçu 200 mg de caféine que chez les participants ayant reçu un placebo, ce qui suggère que la caféine a amélioré la consolidation des images-objets étudiées par les participants. 

Les chercheurs ont également montré, en manipulant la dose de caféine, que la performance sous 200 mg de caféine était meilleure que celle sous 100 mg et que la performance sous 300 mg de caféine n’était pas significativement différente de celle de 200 mg, indiquant qu’au minimum une dose de 200 mg de caféine serait nécessaire pour observer une amélioration sur la consolidation mnésique.

À ne pas oublier : cette consommation de caféine eut lieu après l’étude et pas avant ou durant !

Que faire avec ces informations ? À vous de voir !

T. Diego

1. La rétention d’informations au niveau de la mémoire déclarative se fait par trois étapes successives qui sont détaillées dans le cours de Neuropsychologie clinique en BA3 : l’encodage, la consolidation et la récupération.

Bibliographie

Borota, D., Murray, E., Keceli, G., Chang, A., Watabe, J. M., Ly, M., … Yassa, M. A. (2014). Post-study caffeine administration enhances memory consolidation in humans. Nature Neuroscience, 17(2), 201‑203. https://doi.org/10.1038/nn.3623